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12088158_681379188628595_518765665372935911_nGrand, souriant, la clope au bec, les bottes en plastique aux pieds, le sourire communicatif : let me introduce you Jacques, de la brasserie Matten. Jacques, c’est ce brasseur qui aime le rock ‘n roll, place des mots anglais régulièrement dans ses phrases et brasse quelques bières dont même les américains sont fans.

C’est à Matzenheim, dans une ancienne ferme qu’ils ont retapée, que Jacques et sa femme Anne brassent des bières naturelles avec des produits locaux et non transformés. Le houblon provient des houblonnières alsaciennes et la malterie se trouve aux portes de Strasbourg.

Comment es-tu tombé dans la marmite de bière ?
Il y a quelques années (plus de 20 ans en fait) je suis allé au Canada chez un ami qui m’a fait goûter une bière magnifique qu’il avait faite lui-même. Nous sommes descendus dans sa cave ou un alambic glougloutait, c’était impressionnant. C’est là que je me suis dit : quand j’aurai de la place, je ferai ma propre bière. J’ai donc commencé doucement, puis la crise de la quarantaine est arrivée et je me suis dit : maintenant, lance toi vraiment. J’ai une boîte d’informatique en parallèle et depuis 5 ans, l’activité diminue et celle de brasserie augmente. C’est une bascule progressive. On n’a pas l’ambition de grandir ou de devenir une multinationale. Le but est de vivre convenablement et de continuer à brasser avec passion.


Pourquoi la Matten ?
Tu vois le champsjuste derrière ? Ben les villageois l’appellent le Matten. C’est pas plus compliqué que ca !

Et quelles sont les particularité de tes bières ?
Nos bières sont très houblonnées et  on pratique le houblonnage à cru. On rajoute plein plein plein de houblon lors de la fermentation pour que le brassin s’imprègne du goût. Elles peuvent paraître amères au premier abord, mais c’est une question de goût. Parce que tu sais, le cerveau identifie l’amertume comme un poison. Une pomme pourrie, tu la recraches direct. Donc un goût amer, le cerveau se dit : ça c’est pas bon. Puis à la 3e gorgée, ils s‘habitue, se dit que ça ne fait pas de mal et voilà comment on peut apprécier des bières plus amères. Enfin plus amères on se comprend. Des bières qui ont du goût.

Du goût mais pas forcément trop alcoolisées ?
En effet, la Look Mummy n’a que 2 degrés d’alcool. C‘est une super bière qui a du goût et désaltère et où tu peux boire une bouteille complète et conduire après. Pour arriver à ce résultat on utilise des malts très peu fermentescibles, que les levures ne transforment pas en alcool. Beaucoup réside dans l’utilisation de bonnes matières premières. On n’ajoute rien dans notre bière de Noël ; pas d’épices rien, nothing. C’est juste le choix du bon houblon, de levures qui développent un certain goût et de malts torréfiés spécialement pour Noël.

Ses références
Vous pouvez les trouverdans les magasins spécialisés, à la brasserie directement (en appelant préalablement), dans certains restaurants.

Une Blonde cuivrée : Red Fox IPA.
Tirant son amertume vers une telle hauteur que seuls les marins et les mineurs de fonds peuvent la boire : 7.7° pour pouvoir affronter la tempête. Très ronde, charpentée comme un Siege Dreadnought, elle a une couleur blonde cuivrée. C’est une triple fermentation, donc n’hésitez pas à l’oublier dans la cave, dans 6 mois elle sera encore meilleure !

Blonde fermentation haute : PsaïkoDéclik..
Brassée avec du malt haut de gamme « Pale » et de ce noble houblon alsacien (THE Strisselspalt). Trèeeees longue fermentation. Relax, keep cool.  On lui passe du Pink Floyd de temps en temps. Effets garantis. Tous ;-D .

Brassin collaboratif Matten – Fleurac : Highway to Ale
Entre nos deux cuves de brassage, il y a exactement 666 km. Oui ! L’idée diabolique nous est venue toute seule : le mariage d’une bombe, le houblon alsacien amérisant nommé Brewer’s Gold, à de la dynamite, l’américain Chinook à la force aromatique démoniaque.
Brassée avec Greg (THE brasseur belge), un vendredi 13, elle affiche 6.66 % pour 66.6 IBU (amertume). Puissante, complexe, maltée, elle est charpentée comme un bûcheron polonais et a la délicatesse d’un hippopotame en tutu. Une montagne russe jusqu’aux enfers pour nos papilles.

Blanche : White Fox.
Douce et pétillante elle est parfaite à l’apéro. C’est la recette de la brasseuse. Si vous fouillez un peu les bars de Strasbourg, vous la trouverez servie en pression. Finement parfumée avec un nez floral. Légère 4.8°. C’est la seule bière où on triche : on ajoute un ingrédient secret (100% naturel et non transformé rassurez-vous).

La Schwortz
Une Stout qu’on a nommé La Schwortz. Douce et savoureuse où dominent des arômes de malts très torréfiés. Pour les amateurs de bières noires.

Delaware Bay, 2013, 14h22.
Tête embrumée, 35° à l’ombre, chaises longues et lunettes noires. Les souvenirs de la soirée passée refaisaient surface mais ne laissaient aucune place à l’envie d’une magnifique IPA locale. Encore moins à de l’eau… Mon plus vieil ami me tend une «bière» : transparente et insipide mais pétillante et désaltérante. Un choc ! Presque parfaite pour la situation. Presque… Manquait simplement toutes les petites choses qu’on aime.
Voici la bière pour se faire plaisir dans ce genre de moments : peu d’alcool (2.2%!), corps léger, houblonnage à cru et garantie sans coup de batte de baseball !
PS. Le nom c’est l’ode à la petite voix dans l’album de Pink Floyd, The Wall, qui me trotte dans la tête depuis 1982.

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